Lundi 2 juin 2008


SERJ TANKIAN.....Empty Walls

Voici une suite aux Mélodies Noires....Cependant, il semblerait que Night Sweet Night ait laissé des séquelles....

Par ailleurs, dans ce texte il est fait référence au nazisme et à Hitler. On trouve même une photo  de Goebbels à la fin. Pourtant, il n'est nullement question de faire une quelconque apologie de cette époque et surtout de ses hommes et de leurs idées! Alors les nazillons allez vous branler ailleurs!

Mr Smith, Gregor Volodia de son nom , était fier. Les jumeaux avaient grandi et forci. C'étaient, maintenant, de vrais beaux américains. Blonds, musclés, jeunes.
Fan de football.
Ils surclassaient de loin leurs camarades de classe dans quasiment tous les domaines. Sport, littérature, maths, personne ou presque n'arrivait à rivaliser avec eux.
Lors des sessions dans le camp d'entrainement, ils mettaient tout leur entrain, toutes leurs facultés en marche.

Des Aryens. De purs aryens.

Son rêve. Et il y en avait des dizaines comme eux dans le pays. Mais ils étaient l'élite.

Il se souvenait du dernier week end "survivor" organisé dans une forêt du Montana.
Vingt jeunes gens surentrainés. Un fanion à ramener. Un seul vainqueur possible.

 Les fréres avaient gagné, c'était tellement prévisible, mais ce qui avait surprit Gregor c'était qu'il y avait deux vainqueurs.

La lutte avait été acharnée, les coups et embuscades de plus en plus violents, mais jamais ils ne s'étaient séparés.

Ils avaient atteint la cible ensemble et avaient refusés de la laisser à l'un des deux.

Mc Ternan, un des instructeur, avait vaguement parlé de duel, mais il savait aussi bien que quicquonque que cela n'aurait servi à rien.
Les deux frères se seraient entretués, par respect pour Le Führer, mais il n'y aurait eu que deux vaincus....
Autant les préserver.

Volodia avait exigé, cependant, que les fréres combattent contre 10 autres membres de l'Ordre.

Un massacre. Ca avait été un massacre.

Synchrones comme des automates, John et Joseph avaient détruits, littéralement, leurs opposants. Epaules ou genoux brisés, mâchoires démontés, tous, ils les avaient TOUS éliminés! En ne récoltant qu'un oeil poché et une petite balafre...

Le salut, mains droites bien tendues, au dessus des corps des autres était du respect. Aucune concupiscence.
Aucune pitié non plus.

Smith/Volodia en était là de ses pensées, quand Katerine Dellorio, la "mère" des enfants lui proposa une autre bière.

 Il déclina poliment, préférant un verre de'eau gazeuse.
Les deux ados faisaient des pompes.

" Katerine...Vous savez que vos fils partent demain en Europe?
- Bien sur Monsieur. Ils vont dans les Bal...Balk...Rahhh, le nom m'échappe!
- Les Balkans, Katerine. Une région du monde où deux jeunes hommes de leur trempe sauront défendre nos idées. La sanie musulmane s'y développe tellement vite!
- Mais...Ils ne sont pas un peu jeune pour combattre? J'ai déjà perdu un frère au Vietnam, alors mes fils...
- Voyons Katerine! Ils oeuvrent pour la survie de la race blanche, simplement! Ils sont si...puissants. Rien ne leur arrivera! Et puis, pensez vous que Joe aimerai entendre de telles paroles?"

Le visage de la femme s'assombrit, un instant. Joe ne manquerai pas de la ramener dans le droit chemin....A sa façon.
Ses fils allaient combattre ce que la Terre du Seigneur portait d'impur. Elle en concevait une si grande fierté!

Le sourire revint aussi vite qu'il avait disparu.

""C'est vrai, Mr Smith, ils sont si ....beaux!
- Oui...Beaux et forts. Des dieux de l'Antiquité. Je vous quitte. Je repasse demain à 7h00, n'oubliez pas. Faîtes leur un bon diner!
- Bien sur. Au revoir.
- A demain!"

Sur la pelouse, les deux garçons luttaient...Un coup habile de John éclata la pomette de son frère....Le sang stoppa le combat, accord tacite.
Ils cessérent de se battre pour se reposer.

La plaie ne saignait déjà plus.

Elle commençait à se refermer.



Chapitre 5

Les choses vont mal ces temps ci. Très mal. Je me dois de suspendre un temps mon récit sur mon voyage périgourdin.

Les heures à venir vont être cruciales pour l'Humanité. Sans parler du monde Vampirique et encore moins de ma Cara et de moi.

Nous suivons le cours de l'histoire, vous le savez comme moi. Et comme notre puissance est grande nous avons le pouvoir de le "modifier" parfois. Selon les choix que nous ferons, nous changerons peut être telle ou telle facette. Mais seulement si cela sert nos intérets!

La Grande Guerre et sa cohorte de mort ne nous a pas plus passionné que ça. Pas assez d'enjeux, du moins pour nous.
La Seconde Guerre Mondiale, en revanche, a vu un affrontement sans précédents entre vampires et clans.

Ce fut une lutte souterrainne. Massacres de vampires, massacres d'innocents. Notre monde n'échappa pas au chaos.

La fin du conflit nous laissa exsangue comme la Vieille Europe. Mais, paradoxalement, l'équilibre de la Terreur qui s'instaura par la suite nous permis de nous rétablir.

Le danger vient maintenant de ce Nouveau Monde que nous avons parcouru tant de fois ma Cara et moi.

Je me souviens...

C'était en 1922...En Bavière. Un homme chétif, peintre manqué, faisait parler de lui dans les tavernes. Il exhaltait une vision de l'humain bien loin de mes convictions.
Il était question de juifs immoraux, immondes rongeurs. D'une République à abattre. D'une revanche à prendre.

Cara et moi l'écoutions divaguer. Il ne représentait pas tant de danger que ça. Pourtant son aura auprès de la foule allait grandissante. Je ne saisissais pas vraiment, ni Cara d'ailleurs, comment les diatribes haineuses et sans réelles argumentations pouvaient passionner les foules.
L'homme n'avait aucun charisme, il hurlait, et pourtant les buveurs de bière l'écoutent.
Etrange.

Soudain, alors qu'il buvait une gorgée de Platzwasser, je LE vis.

Un homme brun , au visage taillé à la serpe, les cheveux noirs, luisants, peignés en arrière. Il avait l'air froid,  regard glacial.
Je compris qu'il manipulait Hitler et la foule. Par la pensée. Cara eu le même sursaut que moi.

Un mentaliste!

C'était le premier que nous recontrions.
Très rares, anciens, ces vampires imposent leurs volontés à leurs "victimes". Bien souvent celles ci sont déjà très intelligentes et emplies de haine, et le Mentaliste canalise cette énergie à son profits. Revers de la médaille, sa proie peut lui échapper et devenir incontrôlable.

De plus, et là réside leur immense pouvoir, ils peuvent persuader une foule quasi innombrable.

Le "Je suis Légion" biblique fait vraisemblablement référence à ces êtres hors des temps.
Les premiers vampires?
Il nous repéra sans mal....Et son sourire ignoble, lame de rasoir sur une gorge tranchée, me fit frissonner. Pourtant, nous devions être de la piétaille pour lui car il nous laissa tranquille.

Quelques semaines plus tard Hitler tenta un coup d'Etat et fut condamné, ainsi que son mentor.
Il écrivit, sous la dictée de celui-ci, Mein Kampf.

Deux ans plus tard, libre, il prenait les rênes du NSDAP....Les élections de 1933 firent de lui le nouveau Chancelier.

Un homme avait été l'artisan de tout cela. Une voix. Une presse.

Joseph Goebbels.

Mentaliste.

Et voilà qu'en se XXI siècle renaissait une nouvelle lignée de mentalistes pire encore.

Les Descendants.


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Lundi 10 mars 2008

Placebo - Every You Every Me
envoyé par thomacdc

PLACEBO....Every You Every Me....Je suis fan de cette chanson....Allez savoir pourquoi!

Bon je vais vampiriser encore un coup....Allez zou!


Chapitre 3

Il faut, cher lecteur, que je sois bien claire quand à mon statut de vampire.

Ce n'est pas aussi simple d'être ce que je suis que l'on pourrait le croire.

Certes, je suis quasi immortelle, certes, je posséde des facultés (meilleure audtion, dextérité accrue entre autre) que bien des humains aimeraient posséder. Mais...Mais je dois constamment composer avec des contraintes qui n'ont rien d'agréables. 

Premièrement, le monde vampirique est bien loin d'être calme et harmonieux: les clans, les hordes se battent sans cesse. Il me faut lutter contre des gens qui hier encore étaient des amis...

Deuxièmement, se nourrir n'était pas dur au XIXème, ça l'est bien plus au XXIème. Laisser derière soit une ribambelle de cadavres n'est pas exactement "apprécié" par la police actuelle, et nous ne sommes pas à l'abri d'une arrestation.

Troisièmement, et c'est dans ma condition, le plus dur je crois, il est terrible de ne pas voir, ni avoir une famille. Mon côté maternel, le fait de ne jamais être mère en souffre bien plus que je ne l'aurai imaginé. En cela, Anne RICE, que je connais, a bien perçu un des désarroi du vampire: cette incapacité physique à assurer une descendance, à enfanter. Et je vous rappelle que n'étant pas Maître, je ne pourrai jamais donner "vie", même vampirique à qui que ce soit. C'est terrible.


Après l'algarde chez notre ami banquier, je n'entendis pas ou peu parler de Flintus. Il devait se régénérer quelque part. 
Nous avons, en effet, ce pouvoir de guérison très rapide. Ainsi, il fallut trois jours à mon lobe pour repousser à l'identique, je suppose que Flintus mit plus de temps à récupérer son oeil, mais pas beaucoup plus je pense.

Flintus de Galibran, puisque c'était dorénavant mon pire ennemi, était un nobliau d'Anjou.

Fils ruiné d'une famille possédant quelques hectares de vignes, il avait fait la connaissance en 1548 de Dieudonné. Qui ne s'appellait pas BRUMAIRE alors, mais ...Son nom viendra plus tard.

Ils se connurent lors d'une partie de chasse.

Flintus qui forçait un cerf,tomba malencontreusement de cheval. Il avait une jambe brisée. Un homme d'arme, sans réelle foi, ni aucune loi, s'apprêtait à le détrousser.
Mais, devant la volonté du jeune homme à se battre même à terre, il décida d'en faire un de ses disciples.

Flintus devint vampire par la grâce d'un soudard.

Dieudonné et lui ne se quittèrent pour ainsi dire plus.

Sillonant la France, l'Europe, ils se battirent partout. Violèrent, pillèrent...Ils partirent quelques années au Nouveau Monde, mais la fortune ne leur sourit point.

Ruinés, mais qu'est ce que la ruine pour nous, ils rentrèrent en 1789. Participèrent à la Révolution, tantôt royalistes, tantôt révolutionnaires, toujours opportunistes.
Ils s'enrichirent, perdirent beaucoup d'argent, guérroyérent, volèrent, se ré enrichirent....Une vie bien remplie!
Leur amitié s'était transformée en un amour fraternel, en aucun cas charnel cependant. 
Et j'avais mis fin à cet état de fait, bien malgré moi.

Nous étions alors en 1873. En Octobre je crois. Les années de La Commune étaient loin et si proche. Louise Michel était au bagne, les insurgés avaient été fusillés ou déportés, et l'on ne rêvait que de revanche dans les ministères et les salons patriotiques.
D'aiilleurs, La France avait mis à sa tête un maréchal, Mac Mahon, qui avait enterinné la naissance de la IIIème République. Il faudrait attendre 70 ans avant qu'un autre Maréchal n'y mette fin....

Nous avions, Ma Cara et moi, fait notre place dans le grand monde. Je courtisais de richissimes hommes d'affaire, que je m'empressai de ruiner! C'était plaisant, ça l'est encore!

Cara Mia m'avait fait rencontrer un des plus étranges vampires que je connaisse: Arnaud dit L'abricot.
nous ne savions ni l'une, ni l'autre d'où il venait, ni même qui était son Maitre.
Il devait son surnom à une passion déroutante pour le sexe féminin. Il vénérait celui-ci plus que tout au monde, ayant même choisit de ne tuer que des vieilles femmes, car disait il " Les abricots ne sont beaux que murs, point flétri!"

Il vivait en marge de la socièté vampire, volant deci delà, trafiquant un peu...Il aimait plus que tout sa liberté.

Lors de notre première rencontre, j'avais été surprise par son talent de pique assiette et son humour.
Certes, notre hôte,
Gaspard-Félix Tournachon, dit Nadar se moquait bien des "sangsues" comme il disait. Mais, L'abricot avait se talent rare de se faire des amis partout.

Ainsi, Nadar, connu pour ses photographies aériennes en aérostat et ses caricatures féroces se prit d'amitié pour lui. Il organisa la première exposition impressionniste, caricatura les plus grands, fit de L'Abricot un faussaire. Une belle amitié en somme!

Nadar_selfportrait.jpg(Autoportrait de Nadar)

J'étais plus circonspecte, pensant que l'homme n'était qu'un profiteur. Mais finalement il devint un compagnie charmante.
Nous avions discuté lui, moi et ma Cara, avant de partir au gré des ruelles.

Soudainement, une bande voyous, de miséreux s'était interposée devant nous. Je savais bien que nos forces conjuguées les auraient mis en déroute, mais L'abricot haussa la voix:


" Tiens ce bon vieux Cognassier! Qu'est ce que tu fais avec tes locqueteux? Tu ne comptes tout de même pas déranger ces dames?"

Le dit Cognassier était grand, assez bien batit, les cheveux bruns et courts. Je n'arrivai pas à déterminer à quel clan il appartenait, ni même s'il était vampire....
" Ahhhhhhhh!!!! l'Abricot....Te voilà en bien charmante compagnie! De la bourgeoise à trousser? Des abricots bien frais pour ta petite gueule?
- Soigne ton langage. Ce sont des dames qui en remontreraient au plus costaud de tes brutes.
- Tsss....Tu partagerais pas?
- Non même pas ma vérole avec toi, tu le sais!"

Le Cognassier éclata de rire...et fit signe à un de ses seides de s'attaquer à la plus frêle, ma Cara. Qui le décapita d'un revers de main!

Cognassier siffla...
" J'savais bien L'abricot que tu t'entourais que de bonnes personnes! Suis moi et tes compagnes aussi! Y a du monde qui veut vous causer...
- Ah....Mesdasmes, suivons le! Je me porte garant de la virginité de vos abricots!"

A travers le dédale des ruelles de ce quartier mal famé, quelque part dans le XVIIIème, nous fîmes tours et détours, avant d'atteindre une lourde porte cochère.
Le Cognassier frappa avec le heurtoir de bronze.

S'ensuivit un bruit de clé qui claque, puis la porte s'ouvrit. Nous entrâmes.
L'intérieur était propre, pauvre. Un feu brulait dans une cheminée.

Au centre de la "salle à manger" se tenait trois personnes: deux femmes et un homme.

L'homme fut facile à reconnaitre: c''était Rimbaud! Il me regarda, souriant, puis se mit à écrire.

Les femmes étaient aussi dissenblables qu'un chat et un chien. La première, petite, châtains, les cheveux très courts, était vêtue simplement d'une robe de taffetas noire, couverte par une  pélisse de soie verte. Une écharpe de renard argenté cachait son cou.
La seconde était grande, très mince, fine. Elle avait une coupe au carré sur ses cheveux mi-longs aux reflets auburns. Elle ne portait qu'un léger voile de dentelle vaporeuse qui cachait mal des dessous en soies.

Elle s'inclina et poliment s'enquit de savoir si nous voulions boire quelque chose.

Etonnament, L'Abricot se tut et ne demanda qu'un peu de vin. Je fis de même, tandis que Cara Mia demanda de l'eau. Le tout nous fut servi par la grande femme.

La première prit la parole, d'une voix douce.

" Bien voici la tueuse et son amie...Et L'asticot!
- Euh l'Abri...
- Tais toi!
Donc, c'est toi qui tua ton Maitre? On me rapporta que ce fut le hasard. Peut être...Peut être pas...Mais te voici bien seule, si ce n'est ta compagne.
- Venez en aux faits! " Ma voix était bien plus ferme que d'habitude, plus aggressive aussi.

" Les faits? Ohhh...Ils n'y en a point ou si peu....Je vous présente, je manque réellement à tous mes devoirs, Madame Armantine D'Armandie. De notre bonne ville de Périgueux.
J'ai un très léger souci, que je ne peux malheureusement pas résoudre immédiatement. Mme D'armandie est amoureuse..."

L'autre femme rougit discrétement.

" Du jeune homme qui est ici....Monsieur
- Rimbaud " la coupai-je
" Oui...Or, ils projettent de fuir ensemble vers le Sud. Ce qui n'est pas du gout de Monsieur Verlaine d'ailleurs. Mais comme je lui suis débitrice...
- Au fait Miss Pélisse" claqua Cara Mia
" Doucement...Tu sais à qui tu parles bien sur?
- Oui et je n'en ai cure!
- Tsss...Bien, je souheterai donc que vous les protégiez pendant disons trois ou quatre semaines? Puis vous me les ramenerez!
- Et si je ref...
- Ecoute moi la Tueuse, si tu refuses, tu mourras dans les dix prochaines minutes? J'ai par devers moi de la cire si liquide que ton minois sera en cendre...."

Je perdis le fil. Comment savait elle? Un adepte du Maitre?

" C'est oui!" Cara et lAbricot avaient été unanimes.

" Le Cognassier vous servira d'escorte....Il ne doit en aucun cas vous toucher, mais je veux être sur que notre écrivain et que Mme D'Armandie me reviennent sains et saufs! Allez!"

Nous sortimmes. J'étais abasourdie.

"Cara!" explosai-je " Qui est cette folle? Qui est cette femme devant laquelle vous vous couchez?"

Mon amie fit une moue, puis prit la voix doucement:

" C'est Miss Pélisse. celle qui est mère des vampires d'Europe, des vampires d'Orient.
 C'est Miss Pélisse, celle qui connait tous les secrets, celle qui guide nos destinées.
 C'est Miss Pélisse, celle qui sait commetu es mortelle, comment te détruire.
 C'est Miss Pélisse, qui nous protége autant qu'elle nous hait.
 C'est Miss Pélisse, Maitresse des Maitres, Vampire Majeure."


L'Abricot tousota:
" En gros ma chère Velouria, on obéit! Et vite! Puis il parait que les abricots du périgord sont aussi beaux que leur vin est bon!"

Et c'est ainsi que je me retrouvai à accompagner une vampire et Rimbaud en escapade amoureuse.

335px-MORNING_DRESS_Pelisse_robe_of_striped_silk.jpg( Pelisse robe of striped silk)


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Jeudi 6 mars 2008

Noir Desir - Volontaire
envoyé par doom37

NOIR DESIR et BASHUNG-volontaire...Je l'avais mise sur mon ancien blog, mais c'est tellement bon que je réedite! Spéciale dédicace à Armandie qui appréciera à sa juste valeur...
On reprend un peu de Mélodies noires? Allez zou!

Chapitre 2

Je me dois de quelques explications sur mon monde, notre monde, celui des vampires.

Foin des clichés véhiculés par cet idiot de Bram Stoker et de la mythologie qui en a découlée!

Nous sommes vampires par la naissance, chacun d'entre vous porte ce gêne; cependant, seule la morsure d'un Maitre fera de vous ce que je suis. Il s'opère à ce moment une mutation qui fait ce que nous sommes. Si je résumai, le vampire est un OGM!

La comparaison est certes douteuse, mais assez juste.

Alors, pourquoi ne pas transformer un maximum de gens en vampires me demanderez vous? Simplement parce qu'il nous faut un garde manger...je sais mon humour risque de ne pas vous plaire!

C'est, en fait, plus complexe. Seuls les Maitres peuvent vous transformer, je reviendrai sur eux un jour, de plus, un humain peut refuser cette mutation: souvenez vous de cette fièvre qui s'empara de moi lors de la morsure de Dieudonné...Mon corps luttait contre...j'aurai pu choisir d'en mourir, j'ai choisi, malgré moi (?) d'en vivre.

Autres parties du "folklore": nous sommes effectivement quasi immortel, seul une chose très précise nous tuera (la cire chaude dans mon cas), mais nous vieillissons.

Très, très lentement. A raison d'une ou deux années pour 50 à 60 ans humains environ. Il n' y a en la matière pas de régles absolues, le temps pouvant n'avoir aucune prise sur nous pendant un millénaire et subitement nous faire "avancer" de 50 ans! Ce mystère reste entier.

Nous ne craignons ni l'ail, ni l'argent, ni les croix, notre "humanité" nous ayans prémunis contre ça. Bien entendu un vampire européen, judéo-chrétien, sera plus sensible aux symboles des autres religions, mais cela ne l'affectera pas tant que ça.

Voilà pour ce ptit cours...Je pense qu'il me faudra approfondir plus tard...

1871...Je venais donc de commencer ma vie de jeune vampire. Je m'étais fait déjà quelques ennemis solides, je reviendrai bientôt sur eux, mais je n'en avais cure.

Cara Mia et moi avions décidé de conquérir cette belle ville de Paris.

Il faut que je vous parle tout de même de celle qui est ma compagne de route de puis si longtemps.

Née dans une famille vénitienne riche aux environs de 1780/82, elle avait très jeune refusé son avenir.

Elle savait qu'elle serait mariée à quelque nobliaux riche et décadent, ou "vendue" à un richissime vieillard.

Son père, marchand de draperies auprès des princes, avait acquis quelques titres de noblesse et surtout un immense latifundia en Toscane.

Cara y passait une grande partie de sa vie, entre ses frères et soeurs, sa mère et ses tantes.

Enfance ennuyeuse, faite de préceptes, de cours de maintien et de bienséance.

La campagne d'Italie menée par Napolèon Bonaparte allait modifier son destin.

Elle avait 16 ans.

Lors de l'invasion du territoire par le futur empereur, elle vit la guerre et son cortège d'horreurs. Elle aperçu les campagnes dévastées, pillées, les femmes souillées, les hommes enrolés de force.
Mais, elle rencontra aussi un certain Dieudonné BRUMAIRE, grognard...Un amour nacquis et elle devint, comme moi, vampire.

Elle suivit quelques temps les troupes impériales, quittant, avec soulagement, sa famille.

Vint le temps où son Maitre fut envoyé en Russie. Elle le suivit, de loin plus ou moins.

Elle assista à la déroute de la Bérésina, mais prévoyante, elle avait ses entrées à la cour du Tsar. Son talent pour l'intrigue et la courtisannerie lui ouvrit bien des portes, et des lits.
Des princes russes lui offrirent mille bijoux, mille vêtements, mille parures.

Elle vécut ainsi, heureuse et insouciante.

La chute de Napolèon Ie ne l'affecta guère.

Elle revint cependant en France car une République, la Ie du nom, s'installait. C'était en 1848. Elle y fit la connaissance d'un poète talentueux orateur: Monsieur de Lamartine.
Celui-ci l'initia au Romantisme.

Les monarchies se succédérent, jusqu'au second empire, puis à sa chute. Elle rencontra quelques illustres: Monsieur Vallès, un jeune chien fou, Monsieur Balzac avant qu'il ne meure, Monsieur Zola dont elle devinait, à juste titre, qu'il serait un personnage majeur.

Mais ses rencontres les plus marquantes furent celles avec Le Comte de Lautréamont, noble décadent, Charles Baudelaire, dont la mort la marqua fortement, et surtout un esprit torturé, qui selon son expression "réinventa la poésie", Monsieur Mallarmé.

Elle fréquentait donc salons et cafés, lisant ce qu'elle pouvait, fréquentant les fumeries d'Opium et de hascich, débattant sur la condition de la femme avec une certaine Aurore Dupin, dite Georges Sand...Une vie de bohème qui la satisfaisait.

Elle ne cessait de voir Dieudonné qui continuait son parcours, tantôt soldat, tantôt insurgé.

c'est ainsi que je la connu.

Paris devint notre terrain de jeux.

Elle me fit entrer dans les salons. Moi, jeune paysanne alsacienne, j'appris très vite que les apparences sont le meilleur des atouts. J'appris à me grimer, jouer la comédie de l'amour, mais ausi à me battre contre les Ames Errantes de plus en plus nombreuses qui voulaient se venger.

Je rencontrai notre pire ennemi, Flintus de Galibran lors d'une soirée chez un richissime banquier se piquant de poèsie.

L'appartement, situé dans le IVème arrondissement était splendide.

Haut de plafond, il avait une vue imprennable sur la Seine et Notre Dame.
Richement décoré par le maître des lieux, Monsieur De F...., on y trouvait de superbes statuettes ramenées des colonies. Les négres (les lecteurs m'excuseront ce terme si péjoratif au XXème siècle) avaient fait un travail remarquable sur l'ivoire et l'ébéne. On trouvait aussi quelques rares tapis de Perse, des tentures des Indes, un zèbre empaillé à l'échelle!

Bref, un capharnaüm ravissant et luxueux!

Notre hôte, je vous l'ai dit, se piquait de poèsie. Son talent était des plus nuls, mais il avait un don pour le mécénat!

Ce soir là, au souper, dont il s'excusa d'être "maigre" car le rationnement était encore présent, il avait invité deux hommes qui furent, pour moi, des révélations: monsieur Verlaine, que très vite je prénommai Paul, un poète  et Monsieur Gustave Courbet, dont je fus l'amante quelques mois, parce qu'il venait de peindre, mais surtout, exposer un tableau scandaleux, nommé L'Origine du Monde.

CourbetOriginemonde.jpgBref, La soirée était des plus charmantes.
Cependant, deux autres personnes, parmi la foule des invités la troublèrent.

Tout d'abord, un jeune homme, au visage d'enfant triste, prénommé Arthur, Rimbaud de son nom, amant de Paul Verlaine, critiqua la bourgeoisie en des termes bien peu élogieux. Il insulta, ivre mort, le banquier, avant de lancer des vers à la volée...Paul tentait bien de le calmer, mais le jeune chien fou, ne cessait.

C'est alors qu'un homme de haute stature, blond se leva et giflea le gamin...Celui-ci, loin d'avoir peur, insulta l'inconnu, tenta de le frapper. Une main ferme, puissante, le prit par le col et il fut jeté à terre.
La tension était à son comble. Je ne prisai guère la violence gratuite et il était clair que le jeune Rimbaud allait se faire massacrer.

Personne n'intervenant, je me levai et allai m'opposer.

C'est ainsi que je me battis pour la première fois contre Flintus.

Il était grand, musclé et beau. Ses cheveux bkonds, courts, légérement dégarnis, lui donnaient noblesse. Pourtant, il avait un rictus....

"Suffit!" dis je..."  Vous voyez bien Monsieur, que ce jeune homme est ivre?
- Et quand bien même, Mademoiselle l'Allemande?"

L'insulte fit mouche. Je lui décochai une claque formidable. Qu'il encaissa sans broncher!

Cara venait de se lever et tentait de m'entrainer dehors.
" Laisse douce amie, laisse Velouria, tu cours ...
- Je ne me laisserai pas insulter par un belitre, juste capable de frapper!
- Mais...
- Voyons Cara Mia, laisse ton amie allemande parler! Elle nous donnera surement des nouvelles de l'Empereur Guillaume et de sa cours!"
 
La réplique entraina quelques rires dans l'assemblée...Peu....

Je me jettai derechef sur lui, frappant de toutes mes forces. Il encaissa, un peu de son sang ourlant sa lèvre....Il le lécha, un sourire sardonique....Et m'entraina de force par la fenêtre! Nous nous retrouvâmmes deux étages plus bas, sans réelles contusions, ni blessures.

Une bataille silencieuse commença.

Il me frappa du poing au sternum, me projettant à quelques mètres...Je me relevai néanmoins et plongeant, je lui arrachai un bout de la chair du biceps avec mes dents.
Il s'empressa de me lancer un coup de pied si formidable que plusieurs de mes côtes explosèrent.
Je me relevai néanmoins et lui assenai une griffure profonde en travers de l'oeil droit.
Cela ne l'affecta que quelques secondes que je mis à profit pour lui labourer le torse, avec mes crocs. Mais, il me mordit à son tour, m'arrachant le lobe de l'oreille gauche...

La bagarre menaçait de s'éterniser, quand ma douce Cara apparu, accompagnée d'un ami, Arnaud, dit L'abricot, dont je vous reparlerai, qui portait une bougie en flamme.

Flintus eut un recul, moi aussi...Ainsi...Il était des notres?

Il finit par s'enfuir. Je demandai à Arnaud d'éteindre la bougie qui me rendait nerveuse.
Déjà, mes blessures cicatrisaient!

Quelques minutes plus tard, je buvais en compagnie de Rimbaud....
.

rimbaud.jpg


par Kaoslike publié dans : Mélodies Noires communauté : Ecrivains et vains écrits !
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Lundi 3 mars 2008



On attaque par LES RATS - Mon cafard....C'est pas le clip original, qui n'existe pas, mais j'aime bien le montage! Je vais vous refaire la saga du punk français si ça continue...

Bon je démarre une nouvelle histoire.
Je laisse tomber les Ecorcheurs d'Yain...C'est du plagiat à mon sens....Mais comme j'ai envie de vous faire participer...

Comme d'habitude: si certains veulent voir leurs noms disparaitrent, écrivez moi ou mettez un comm's! Si par ailleurs je metrompe sur votre physique, ne m'en veuillez pas, je ne vous connais pas tous!

PROLOGUE

Elles étaient allongées. Toutes les deux. Le tombeau n'offrait guère de confort. mais cela importait peu!
C'était un mausolé de marbre blanc de Carrare. Un blanc veiné de gris. Un décor assez baroque, presque flamboyant. Des angelots surmontaient le dôme circulaire, ainsi que des gargouilles. Etrange mélange.
Mais elles l'avaient voulu ainsi.
Une lourde porte de métal fermait l'accés. Elle aussi très ouvragée. Les meilleurs ferroniers avaient travaillés dessus au  fil des ans.

Sur une plaque, une inscription simple :


 " En ce lieu Gisent
Deux âmes pures.
Ne troublez,
Le sommeil de ces enfants chéries"

Epitaphe étrange.

Seul un petit médaillon, viellit, permettait de connaitre les personnes qui gisaient ici: deux enfants d'environ 8 et 5 ans.
Belles comme peuvent l'être les enfants à cette âge. Et deux dates: 1919/1919...Comme si la date de mort seule eut de l'importance.

Si il venait à l'idée d'un visiteur quelconque de pousser les grilles, il serait surpris. Elle n'émettraient aucun grincement, comme huilées de la veille. Bien sur, il est mal séant de profaner quelque tombeau que ce soit, mais descendons à présent les marches derrière la porte.
Elles sont au nombre de 12.
Toutes de marbre, tantôt gris bleu, tantôt noir. A la fin, se trouve une crypte. Une lumière blafarde, émanant d'un néon, éclaire un bien étrange spectacle.
A ce moment notre importun pourrait choisir de fuir. Il aurait raison.
En ce lieu gisent deux femmes.
Allongées sur un lit à bldaquin tendus de soieries carmin et violettes, elles semblent dormir.
Ce ne sont point des enfants!


Une retraite serait la meilleure des idées. Pourtant notre curieux observerait les dames.

La première est grande. Ses cheveux bruns, presques noirs, long et bouclés encadrent un visage fin aux traits bien dessinés. Les yeux grands ouverts, en amande, sont entre le brun et le noir.
Elle porte un corsage de cuir lacé devant. Il cache à peine des seins hauts et fiers. Le corps est grand. Charnu, il est recouvert par un léger drap de soie pourpre. Cependant, des détails se révélent. Un pantalon de cuir noir, un médaillon d'argent autour du cou, quelques bijouteries aux poignets. Et surtout une boucle de ceinture représentant un dragon cornu.

La seconde est plus petite, presque menue. Elle e les cheveux longs aussi, mais plus raides, plus fins, châtains. Ses yeux on cette couleur indéfinissable entre le vert, le marron et le gris. La bouche est moins pulpeuse, mais a un quelque chose de carnassier. Les seins sont eux aussi plus petits, cachés par une légère chemise de soie blanche. Le reste du corps est assez similaire. Charnu sans excès, peut être un peu mince à la taille.
Un jean cache les jambes.

A ce moment il parait urgent que notre visiteur fuit.

La première des deux vient de se réveiller. C'est brusque. Le buste se dresse à l'équerre et les yeux sont déjà sur leur proie.
Un sourire gourmand ourle les lévres. Il ne reste que quelques secondes de vie à notre infortuné visiteur, malheureusement.
Dans une détente formidable, la jeune femme, guêre, plus de trente ans, vient de le décapiter d'un revers de main.
Ses ongles dégoulinent de sang, mais elle n'y prend garde. Elle s'abreuve directement au geyser de l'artère sectionnée. Un soupir orgasmique monte de sa gorge.
Elle est heureuse.

La seconde se léve plus doucement, s'approche et prend sa place au festin.

Cette communion est quasi charnelle, bien qu'elles fussent toutes deux bien plus amies qu'amantes.

Après ces agapes, la femme aux cheveux bouclés se tournera vers sa compagne:

"Allons faire un tour? Veux tu Cara Mia?
- Bien sur Velouria, bien sur...Il reste tant de choses à vivre cette nuit."

Elles sortent toutes deux.
Et vont arpenter les rues de la nuit de la ville.
Heureuses.
Gothic-Girl-0114.jpg                       vampir.jpg






















CHAPITRE I

C'es aujourd'hui que commence ma nouvelle vie. Je suis "née", il y a trois semaines. Née par amour, par haine et par vengeance.
Je me nomme....Peu importe mon nom que diantre. Je suis maintenant Velouria. 

Vampire.

J'aime faire rouler ce mot dans ma bouche, le déguster, le savourer. Il est aussi doux que la plus sucrée des douceurs que j'ai connu jusque là.

J'ai, enfin, l'impression d'être moi. Pleinement. Maintenant que ce porc de Dieudonné est mort.

Définitivement.

Je l'ai recontré il y a de ça quatre mois.
A Paris.

J'y avais débarqué, de ma province d'Alsace, chassée par les Prussiens. Fuite éperdue le long des routes, j'ai assisté à la déblacle de notre armée et à la capitulation de notre Empereur. De biens sombres jours.

Les Allemends ont défilés hier sur les Champs Elysées. Sous le regard abattu du peuple de Paris.
J'ai une place de servante dans une maison bourgeoise sur l'Ile Saint Louis. Mon français est correct, mais mon accent fait sourire parfois, rire méchamment souvent. Mais je ne me plains pas.
J'aurai pu finir sur les Boulevard qu'a fait construire à grands frais le Baron Haussman. Avec pour collègues des bretonnes ou des auvergnates.

En cette période troublée, où le rationnement est encore fort, les distractions sont rares. Mais, par les gazettes, par les mots échangés avec des collégues, j'ai appris qu'à Belleville et à Montmartre des hommes et des femmes se sont soulevés pour s'opposer au gouvernement de Monsieur THIERS.

"Des Rouges, des Anarchistes, des Ouvriers ! " avait dit mon patron, un banquier assez riche. "Il faudrait les fusiller rapidement! Mac Mahon sera là pour ça! Et ils les rendront ces canons!"
" Et cette Louise MICHEL...Une femme de mauvaise vie sans aucun doute! Que l'armée s'empare de la vermine! Nous avons assez à faire, sans qu'une poignée de gueux tentent de faire le coup de force!"

Bien qu'employée par lui, je ne le respectai pas. Trop brutal, cassant et sans cesse à me peloter. Je savais qu'il finirait par venir  à ses fins...J'avais peur.

Je décidais, malgré les mises en garde des journaux, d'aller voir.

Le spectacle était désolant et superbe.

Sur la Butte des soldats, des ouvriers, des cousettes, des forts des Halles avaient formés cent barricades.

L'atmosphère, bien que militaire, était encore à la liesse.

Je fus accueillit par un groupe de gardes mobiles. Il s'enquérirent poliment de ma visite. L'un deux, Alasacien lui aussi, mais du Sud, me fit la conversation dans notre langue.

Il se prénommait Dieudonné BRUMAIRE. Il était ici pour défendre des idéaux de justice, de paix et de partages.

Nous devinmes rapidement amis, puis amants.

Il fut le premier à m'aimer.

J'en garde encore le souvenir d'un chaos tendre et bouillant déferlant dans mon âme. Je me souviens du lit de l'auberge crasseuse où nous fimes tant de fois l'amour.

Mais, bientôt les choses se gatérent.

Comme il se devait la IIIème République, encore vacillante, voulut mater cette "révolte".
Révolution eut été plus juste.
Dieudonné combattit l'armée. Les ruelles s'emplirent de rouge, mais celui du sang des fusillés du Mur Des Martyrs cette fois.

Un soir que j'étais allongé avec lui, il me serra fort. Et planta ses dents dans mon cou!

Je ne compris rien, mais son regard narquois ne me disait rien de bon.

Je fus prise d'une fièvre terrible, qui me fit délirer trois nuits. J'entendais vaguement les rumeurs des combats. Je ne voyais plus Dieudonné.
Trop faible pour me lever, je cherchais néanmoins à avoir de ses nouvelles. Peine perdue.

Il revint, le quatrième soir. Rouge de sang. Celui des morts?
Il ressortit et jetta en travers de la pièce un corps.
Vivant.

Sa voix jusqu'ici si douce, se fit brutale:
"Mange!"

Je ne comprennais pas. Pourtant le jeune homme allongé m'attirait, certes pas physiquement, mais...Je voulais le mordre, le déchiqueter..
" Qu'as tu fait de moi?
- Je t'ai donné l'éternité! Et plus encore! Mange!"

N'y tenant plus je me jettais sur le corps vivant. Je l'étripais, le déchiquetais, buvant son sang, grognant, ahanant sous le plaisir.

Je me relevais vaguement écoeurée.

"Tu es mienne maintenant...
- Pardon?
- Tu as bu le sang de ce corps que j'ai chassé pour toi. Tu es mienne!
- Jamais! Tu m'entends jamais! Porc ignoble qu'as tu fait!
- Ah bon? Et que comptes tu faire? Mourir? Tu es immortelle ou presque...Et tu m'es redevable de la vie éternelle! Ce qui chez nous est un bien grand honneur.
- Tss..."

Je me jetais sur lui. Il para ma main sans difficultés et me projetta en travers de la pièce. Je me relevai tout de même, à peine contusionnée.

Je réfléchis avant de l'attaquer à nouveau.

Puis, subitement, je lui lançai une bougie au visage.

Il hurla! J'étais interloquée!
Il commenca alors à se tordre à s'arracher des pans entiers de peaux...Je voulu "l'éteindre", mais c'était trop tard. Il venait d'expirer.

Je sortis hébétée.

Dehors la nuit était fraiche, mais je somnanbulais à travers les rues. C'est ainsi que je connus Cara Mia.

Elle était dans une ruelle, allongée...En proie à des contractions fortes et douloureuses, des spasmes. Je m'approchai et je tendis ma main.

Elle se calma immédiatement.

Je la regardais un instant. Puis elle se leva. Et me salua bas.

" Merci dit elle.
- De rien...Mais je n'ai fait que vous toucher...
- Tu m'as libérée.
- De quoi? De qui?
- De Dieudonné!
- Pardon?
- Tu viens de le tuer. Je le sens dans ton âme. Je ne savais quel était sa Faiblesse.
- De quoi parles tu? Je ne comprends rien!
- Tu es vampire maintenant. Mais tu as tant à apprendre...Sache que tu es immortelle. Seule une arme précise peut te tuer, la même que ton maitre. Tu te méfieras, tout comme moi, des bougies dorénavant!"

Elle sourit.

Me tendit la main....

Nous étions liées à partir de cet instant. Ce n'était pas de l'amour, non, bien que plus tard nous testâmes sans plaisir le lesbiannisme, non c'était une infinie solidarité.

Un lien indestructible.

En la libérant, je m'étais attaché à elle

Deux nuits plus tard, je me rendis au domicile de mon ancien patron.

Ma tenue dépenaillée ne le rebuta pas. Bien au contraire, aviné, bégayant, il tenta de se jetter sur moi, m'insultant, me terrifiant.
Dans un sursaut, involontaire, je lui plantais mes ongles durs comme de l'ébéne dans les testicules. Il couina comme un porc, puis hurla franchement quand j'arrachai le tout d'un geste sec.
Je lui arrachais ensuite la gorge.
Heureusement, Cara Mia empêcha un dépecage systématique.
Je devais apprendre à contrôler ma nature, mon Pouvoir. Résister à cette toute puissance que j'avais en moi.
Ce fut dur.

Les combats aux Buttes étaient violents, l'odeur du sang me faisait saliver à chaque seconde. Mais Cara, patiente, m'apprit à contrôler. Petit à petit.

Je devins plus "sobre" ne tuant que pour me nourrir.

Et j'appris ainsi qu'un vampire n'a qu'un seul et unique pont faible: celui que son Maitre lui a laissé. Je ne m'approchai donc jamais d'une bougie.

Cependant, quelques Ames Errantes s'en prirent à moi.

Ces vampires sans maitre, puisque je l'avais tué, tentérent de me tuer, mais ne connaissant pas mon point faible, je les laissai sur le pavé. Vivant, mais en sale état.

La Commune touchait à sa fin...Les belles heures étaient finies.

Nous partîmmes sans regrets Ma Cara et moi. Paris et son luxe nous attendaient.

C'était sans compter sur les Autres.
Ceux des autres groupes ou cercles de vampires...

Et sans les Ames Errantes...

Surtout, la pire d'entre elles: Flintus de Galibran...Il avait été l'ami le plus cher de Dieudonné auparavant, et lui seul connaissait son point faible...et le notre...Et la traque commença. Il venait de décider que j'étais morte.

dandy.jpg

par Kaoslike publié dans : Mélodies Noires communauté : Ecrivains et vains écrits !
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