Le colt aboie dans la plaine.
Bang, Bang,
Blondin dégaine
Bang, Bang,
Tuco rit grassement
Bang, Bang,
Sentenza sourit calmement.
bang, bang
Un ou deux morts?
Bang, Bang
Un joli trésor
Bang Bang
Dans un cimetièrre
Bang Bang
Nous ne sommes pour vous,
Qu’une simple paire de chaussures !
Mais si vous saviez !
Du monde entier,
Des souvenirs collent à nos lacets !
Mais je me souviens aussi de cette blonde danoise au sourire enjôleur !
Et toi Pied Gauche, te rappelles tu les vagues rugissantes de l’océan ?
Mais, Pied Gauche, as-tu souvenir, de ballades dans la forêt des pins ?
Mais, Pied Droit, as-tu quelques mauvais souvenirs ?
Mais après tout nous prîmes quand même le Transsibérien ! J’y repense souvent en lisant Cendrars !
Tu vois Pied Gauche, nous pourrions en raconter tant de souvenirs, que les mots n’auraient plus de sens !
Alors contentons nous de voyager.
Encore !
Et surtout, remercions celui qui nous promène :
PiedRot
J'ai croisé le Diable hier soir.
D'habits noirs paré,
Il m'a salué.
Lu quelques mots de son grimoire.
Il avait,
-faut-il le dire en appartée-
La classe innée,
Aux personnes distinguées.
Un dialogue vif s'engagea.
Drapé de ses certitudes,
Rusant, finassant, il tenta,
De me convaincre de ma solitude.
J'en ris encore!
Satan aguichant un mécréant?
L'idée eut été comique, si ses arguments,
N'avaient été nés morts.
Passant, il m'affirma,
Préremptoire,
Que je ne connaissais rien!
En bon péquenaud terrien!
Diantre! Quelle idée!
Je n'avais jamais gouté de la fessée?
Même comme ça,
Pour voir?
Que nenni, messire Cornu,
Je me contente de joies légères!
La douceur d'une peau nue,
Le sourire, unique, d'une femme-mère.
L'enfant qui me dit ses mots,
Le soleil qui brille sur mes Monts,
L'eau bleue grise de mes ruisseaux.
Point besoin des tentations du Démon!
Rageant, pestant, criant,
S'époumonnant encore dans le vide,
Il affirma que le temps,
Ne lui ferait l'injure d'une ride!
Satan imbu de lui?
Ma foi, c'est ainsi!
Vous le croiserez,
Certains soirs,
Plus ou moins tards,
Au détours d'un site aux adultes réservé.
N'ayez crainte,
Comme tout bon mâtin,
Il n'aboie fort,
plus qu'il ne mord!
Kaos le salue bien,
Sur que dans son déclin,
Il finira par comprendre,
Qu'être et paraitre,
Sont deux mots à apprendre,
D'une traite!
Le CaRAVAGE.Narcissio (Narcisse)
Des villes, des nuits ;
Des hommes seuls
Sous des cartons,
Qui meurent.
Des villes, des nuits ;
Des gyrophares
Qui la déchire
En éclairs bleutés.
La nuit, la ville,
Et ses femmes qui travaillent,
Sur des trottoirs dix fois trop larges
Dix fois trop sombres.
Les villes, la nuit
Vivent et meurent
Au gré des rixes de bar
Des discussions de comptoir.
La nuit roule la vie de la ville
Et la ville vit sa nuit....
Espérant que le jour ne viendra pas.
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