Exceptionnellement les photos sont de moi...Vous excuserez la qualité...
Il y ces carcasses, par dizaines,
Aux crocs suspendues comme des étendards abattus.
Chairs inhumaines,
Qu'on suit du regard, à l'infini étendue.
Sous le ciel de plomb,
Il y a cette ville d'où dégorge la nourriture.
Les hommes triment, suivent la ligne des toitures,
Le temps d'une cigarette, d'un bouchon.
Au Marché des fleurs, la poèsie est absente,
Des gerbes, des pétales, tiges au kilo,
Des bouquets à la tonne...vente.
Les affaires sont bonnes...non? Des silos....
Il y a ces poissons aux yeux morts,
Aux écailles stridentes comme les cris des détaillants.
Marée noire de monde, de corps,
Et les prix s'affolent ou s'affalent...De l'argent éternel grouillement.
C'est Rungis qui vit à l'envers,
Qui compte à rebours,
Qui achète à Anvers,
Qui revend à Nemours...